RANDONNEES 2022 – 2ème semestre

Pointe de Chalune – 2083 m

mardi 19 juillet 2022

Bernard a encore fait très fort ! A l’arrivée au parking du col de la Ramaz, nous avons été accueilli par un chamois… si, si ! En contrebas de la route, le bestiau, curieux,  tendait le cou pour nous regarder sortir des voitures ; si, si ! Pas eu le temps de s’approcher qu’il a bifurqué et disparu à nos regards… pas pour longtemps !

En cherchant justement du regard une marmotte qui s’époumonait, furieuse de notre intrusion sur son territoire, qui avons-nous vu ? le chamois ! Futé, il avait contourné quelques mamelons pour se positionner, en amont cette fois et nous toisait de haut, certain de notre incapacité à l’approcher facilement.

1 chamois ne suffisait pas à Bernard, le décor s’est enrichi de 2 autres chamois au pied de la Pointe de Chalune.

Quant au décor…. la pelouse alpine, ambiance «haute montagne», couronnée de crêtes déchiquetées ; ajoutons à cela un départ matinal à la fraîche, un circuit improvisé au lieu d’un banal aller/retour et un casse-croûte certes au soleil mais agrémenté d’un souffle de vent bienvenu : que du bonheur !  Merci Bernard.

Monique.

Refuge de Rosairy  –  Col des Frêtes

mardi 12 juillet 2022

Les vacances scolaires ont débuté depuis moins d’une semaine, c’est donc sans surprise que parmi les 15 randonneurs du jour nous retrouvons un jeune compagnon tout frais émoulu d’avoir franchi avec un an d’avance le cap du CE1 à 7ans ! Tiens, l’occasion nous est donnée de rappeler que le club comme la fameuse bande dessinée d’Hergé, propose en ce jour une rando pour les 7 à 77 ans ! L’un galopera devant une grande partie de la journée, l’autre sera désigné serre-file !!

C’est donc un peu après 9h, à proximité de Belchamp le Haut (commune des Clefs – peut-être un nom prémonitoire pour la suite…) que nous nous regroupons pour débuter la sortie. Le chemin bitumé laisse place après quelques centaines de mètres à un sentier large mais avec une pente soutenue qui laisse présager une montée un peu raide. Le présage va se réaliser, notre matinée sera placée sous le signe d’un effort bien marqué. L’ombre de la forêt nous protège d’un soleil généreux pendant la première moitié du parcours, quelques laissées de renard gourmand de myrtilles jalonnent le chemin, point d’autres traces visibles d’animaux à cette altitude.

Ensuite au-delà des 1300m les rayons du soleil sont bien présents. Un bruit métallique sur le chemin engendre un doute dans l’esprit de l’un d’entre nous, une clé de voiture semble en être à l’origine. Ni une, ni deux les recherches s’organisent, elles seront vaines, nous ferons une autre recherche à la descente. Nous reprenons la marche, quelques sifflements de marmottes nous laissent supposer leur présence mais nous ne les verrons pas de la journée.

Nous arrivons un peu avant midi au chalet de Rosairy, le choix est laissé à ceux qui le souhaitent de prolonger jusqu’à la crête suivante pour atteindre le col des Frêtes du Rosairy 1745m. 8 d’entre nous feront cette boucle d’une petite heure supplémentaire. Au col nous pouvons observer les sentiers étroits et pour partie vertigineux qui montent du côté de Montremont pour rejoindre la Tournette. Un randonneur arrive par ce versant, il a subi quelques chutes de pierre dues à des déplacements de chamois, et a été surpris par une vipère en travers du chemin. La prudence est toujours de mise en montagne, c’est une fois de plus confirmée.

Nous nous retrouvons à 12h40 pour un déjeuner en commun. La chaleur devient étouffante, nous ne pouvons nous abriter du peu d’ombres à proximité du chalet, champs d’orties et présence possible de vipère nous font délaisser cette option. Le tour d’horizon est superbe, vallée de Thônes, combes et sommets des Aravis, Mont Charvin, Mont-Blanc en fond de tableau… Un sommet bien enneigé domine au sud-est, le Mont Pourri, la Grande Casse… l’incertitude persistera.

Le déjeuner est frugal, une fois n’est pas coutume, toutefois quelques galettes fines belges et un pain d’épice de l’ours gourmand viennent accompagner le café.

Notre jeune hôte s’impatiente un peu. « La montagne ça vous gagne » fameux slogan des années 1990, touche aussi les plus jeunes. Un petit jeu est proposé à Thomas pour passer le temps et travailler sa diction les papys et mamys en connaissent un rayon : « la pipe du papa du pape est en pâte à papier ! » D’autres suivent, un billet n’y suffirait pas surtout quand on fait varier les voyelles pour corser la difficulté de l’exercice !

La descente s’amorce en tout début d’après-midi, un sentier qui serpente nous permet d’éviter partiellement le cheminement emprunté à la montée. Nous retrouvons un instant la trace du matin pour la poursuite de la recherche de la clé. Cette dernière ne portera pas plus de fruit, le doute s’installe quant à la perte ou non de l’objet !

Halte soudaine, le groupe se resserre dans le plus grand silence pour admirer un chamois paisiblement installé à proximité de notre itinéraire. Sentant notre présence, il nous quitte pour rejoindre les cimes sans aucune précipitation et même avec un certain calme qui nous laisse un peu pantois.

Aujourd’hui ce sont quelques grandes et petites astrances, des épipactis, ou encore des brunellas qui jalonnent le bord de l’itinéraire et génèrent quelques photos ou commentaires. Elles viennent compléter notre collection.

15h30. Retour aux véhicules. La chaleur a usé les corps, mais la journée a été belle, d’autant que le mystère de la clé a été résolu ! Merci à Bruno, animateur du jour.

Louis

Roc de Tours   5 juillet 2022

9 membres du club et une invitée se regroupent en ce premier mardi d’été pour la randonnée du jour, le Roc des Tours, à partir des Hauts de Samance au Chinaillon. Nous rejoignons le point de départ peu avant 9h sous un ciel nuageux pas menaçant en termes de pluie et même protecteur car il nous évitera un soleil trop radieux pour une montée peu ombragée. La première demi-heure de marche s’effectue sur un sentier relativement large, sur une pente régulière, le Roc des Tours est à deux heures de marche, tout va bien !

« Un petit détour pour le Roc des Tours ! » L’animateur du jour nous propose la variante Est qui nous permettra d’effectuer une boucle plutôt qu’un aller-retour. L’heure est à la découverte d’un itinéraire peu emprunté, au balisage en voie d’extinction et à l’entretien qui laisse à désirer, du moins pour le « randonneur du dimanche », ce que nous ne sommes pas. Nous sommes prévenus, il faudra mettre les mains pour franchir quelques passages. La progression est plus lente car la pente est raide, chacun s’applique à trouver les bons appuis, soit sur une terre un peu meuble et lisse, soit sur les lapiaz, ce beau rocher dont un panneau pédagogique nous apprend que ces « premières rides de caractère » n’ont que 115 millions d’années. Nous y apprenons aussi que la pluie, le gel et le soleil (les trois grands responsables de l’érosion) se chargent de transformer ce calcaire – en quelques millions d’année quand même ! – en sol forestier, le lapiaz n’étant qu’un stade intermédiaire.

Après une matinée d’effort et de concentration nous atteignons la crête sommitale que nous parcourons une centaine de mètres avant de rejoindre le sommet occupé par une « troupe » bruyante et sympathique d’amis randonneurs d’Epagny. Quelques échanges sur nos activités, une photo de groupe et l’heure est venue de laisser la place à d’autres marcheurs et de nous installer en contrebas pour le déjeuner.

L’horizon se découvre un peu. L’Aiguille Verte, le Buclon, le Pic de Jalouvre. Nous nous rappelons que plus au nord à l’automne au pied des Rochers de Leschaux et du col de Cenise, nous dégustions des beignets, hier une vingtaine de membres du club en faisait de même au pied de la Tournette !

Les nuages restent accrochés sur les Aravis, nous n’apercevons que quelques points caractéristiques des hauteurs du Chinaillon (Col de la Colombière, Terres Rouges, Maroly, Mont Lachat…). « Où sont les salades ? » La question fuse avec une sourde inquiétude. Deux de nos compères ont laissé une partie de leur déjeuner à la maison. Peut-être un acte manqué pour disposer d’un diner tout prêt ! Le partage de quelques denrées viendra pallier le manque, qui est aussi comblé par deux gourmandises, un cake au citron moelleux et délicieux (la recette viendra en son temps sur le site !) et quelques croquants aux amandes et au miel.

13h30 nous reprenons notre marche en observant les vaches et chèvres en estives au pied de l’Aiguille Verte et qui cheminent en direction du col « Sur le Freu ». « Psst ! Regardez ! » Le groupe s’arrête, à notre ouest à une centaine de mètres une famille de bouquetins est tranquillement installée sur les lapiaz. Nous devinons au moins un mâle, sa femelle et un ou deux cabris. A priori ils font l’objet d’un suivi car nous apercevons une marque de couleur au niveau de la tête. La progression reprend après nous être émerveillés quelques instants devant la beauté du paysage. Un bruissement soudain de cloches en grand nombre, nous avertit que le troupeau de chèvres est tout proche, elles ont été surprises par notre approche. Nous le traversons, au passage nous notons que quelques-unes sont affublées de collier avec leur prénom (Rosalie…).

Nous marquons une pause à « Sur le Freu » et notre regard se porte vers le ciel. Un faucon crécerelle exécute sous nos yeux un superbe vol du Saint-Esprit. Plus hauts quelques vautours fauves tournoient en recherche de leur festin. Point de curée aujourd’hui, il leur faudra aller ailleurs pour cela.

La descente s’effectue tranquillement le sentier est moins escarpé. Nous en profitons pour préciser quelques fleurs qui bordent notre chemin. Epipactis rouge, botryche lunaire, brunelle ou prunella vulgaris, séneçons à feulles alternes distiques (dispeées su deux rangs opposés)… « Tiens de l’ail des cerfs ! » Moins présent que l’ail des ours dans nos régions, il ne manque pas d’intérêt, la variété de ses appellations en est la preuve, en effet on le nomme aussi « ail Serpentin », « Ail victorial » ou « Ail de la Sainte-Victoire » et même « Herbe aux sept chemises ! » Tout un poème ces noms de fleurs, oui mais pas un distique car il n’y suffirait pas (poème à deux vers !)

Nous rejoignons les véhicules à 16h18. La précision est de mise comme celle des dénivelés qui auront évolué au gré de la journée et de nos appareils numériques qui parfois ont aussi quelques imprécisions ! 630 m de dénivelés positive et négativé au bilan. Mais que sont les chiffres à côté du plaisir d’une belle journée de randonnée où nous avons apprécié un itinéraire qui nous a demandé quelques efforts, fait retrouver de beaux paysages, observer une nature généreuse tant en termes de faune que de flore en cette période estivale ? Point de réponse à une telle question, simplement un MERCI à Bernard notre animateur du jour.

Louis